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Organisation & conformité

Gérer les accès et les départs de collaborateurs

Qui a accès à quoi ? Le principe du moindre privilège et la checklist départ qui évite les mauvaises surprises.

Par l'équipe Cyberionis · 10 min de lecture · Niveau Intermédiaire · Publié le 14 mai 2026

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Rédigé à partir de sources officielles et de référence — voir « Pour aller plus loin »

Sommaire

Les comptes dormants d'anciens collaborateurs et les droits accumulés au fil des années sont des portes dérobées involontaires. La gestion des accès est peu coûteuse, très efficace — et exigée par le RGPD.

1.Le principe du moindre privilège

Chacun ne doit accéder qu'à ce dont il a besoin pour son travail, rien de plus. Un commercial n'a pas besoin des dossiers RH ; un stagiaire n'a pas besoin d'être administrateur. Moins de droits, c'est moins de dégâts en cas de compte compromis — ou de maladresse.

  • Comptes nominatifs uniquement : un compte partagé rend toute traçabilité impossible
  • Droits administrateur réservés à l'administration, jamais pour l'usage quotidien
  • Revue des accès une à deux fois par an : qui a encore accès à quoi, et pourquoi ?

2.L'arrivée d'un collaborateur

  • Créer les comptes à partir d'une liste standard par poste
  • Transmettre les mots de passe via le gestionnaire, jamais par email
  • Faire signer la charte informatique dès le premier jour

3.Le départ : la checklist critique

  • Désactiver tous les comptes le jour du départ (messagerie, VPN, logiciels métier, cloud)
  • Changer les mots de passe des comptes partagés inévitables (réseaux sociaux, banque…)
  • Récupérer matériel, badges et clés
  • Retirer le collaborateur des accès tiers : prestataires, portails fournisseurs, listes de diffusion
  • Transférer puis fermer la boîte email selon une règle définie à l'avance

4.Les accès qu'on oublie toujours

La messagerie et le VPN, tout le monde y pense. Voici ce qui passe systématiquement entre les mailles — et que les audits retrouvent des années après :

  • Les réseaux sociaux de l'entreprise (LinkedIn, Instagram…) gérés depuis le compte personnel d'un salarié parti
  • Le nom de domaine et l'hébergement du site, au nom de l'ancien « informaticien maison »
  • Les prestataires externes qui ont encore un accès VPN ou TeamViewer « pour la maintenance »
  • Les clés d'API et intégrations créées pour un projet et jamais révoquées
  • Les box, imprimantes et caméras dont seul l'ancien collaborateur connaissait les mots de passe
  • Les abonnements SaaS payés par carte, rattachés à l'email d'une personne et non de l'entreprise

Attention

Le risque du compte dormant n'est pas seulement l'ex-collaborateur malveillant (rare) : c'est surtout que personne ne surveille ce compte. Son mot de passe, souvent réutilisé, finit dans une fuite de données — et l'attaquant qui s'y connecte a tout son temps, puisque plus personne ne remarque rien sur un compte censé être inactif.

L'essentiel à retenir

  1. 01Établir la cartographie « qui accède à quoi »
  2. 02Supprimer les comptes génériques et les droits admin superflus
  3. 03Rattacher domaine, hébergement et abonnements à l'entreprise, pas à une personne
  4. 04Créer une checklist d'arrivée et de départ standardisée
  5. 05Désactiver les comptes le jour même du départ
  6. 06Inclure prestataires et intégrations dans la revue annuelle des accès

Questions fréquentes

Désactiver ou supprimer le compte d'un partant ?

Désactiver d'abord, supprimer plus tard : la désactivation immédiate coupe l'accès tout en préservant les emails et fichiers, le temps de les transférer et de respecter les durées de conservation. Fixez une règle (par exemple : désactivation le jour J, transfert sous 30 jours, suppression sous 6 mois) et appliquez-la uniformément — le RGPD n'aime pas les boîtes d'ex-salariés gardées indéfiniment.

Comment gérer la boîte email d'un collaborateur parti ?

Réponse automatique indiquant le nouveau contact, transfert des messages professionnels vers le remplaçant pendant une durée limitée et annoncée, puis fermeture. La CNIL encadre ce point : le salarié doit être informé avant son départ, et la consultation de la boîte doit rester proportionnée — pas de lecture systématique des messages personnels.

Un SSO (connexion unique), est-ce pour nous ?

Dès que vous jonglez avec plus d'une dizaine d'applications, oui : le SSO (via Microsoft Entra, Google Workspace…) centralise l'authentification — un seul compte à désactiver au départ coupe tous les accès d'un coup, et la MFA s'applique partout automatiquement. C'est l'outil qui transforme la checklist départ de 20 lignes en 3 lignes.

Que faire face à un départ conflictuel ?

Anticiper : dans un contexte tendu, les accès se coupent au moment de l'annonce, pas à la fin du préavis — en coordination avec les RH et dans le respect du droit du travail. Vérifiez aussi les accès « souvenirs » : transferts automatiques vers une adresse personnelle, exports massifs de fichiers dans les semaines précédentes. Les journaux d'accès existent pour ça.

Pour aller plus loin

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